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lundi 25 mars 2019

étudiants privés Vs publics et boycott de la nouvelle réforme

J'étais et je serais toujours parmi les fervents défenseurs de la création des facs semi public en médecine en pharmacie et en médecine dentaire ou toute autre domaine avec accréditation et reconnaissance du gouvernement , pour les raisons suivantes , ...  étant moi même étudiant qui a vécu avec ma génération la frustration de n'avoir que deux facs de médecine et de pharmacie à l'époque, pour une population de 30 millions d habitants, c'était  presqu' impossible d y accéder devant le nombre astronomique des candidats, la fac semi public ou privée (comme disent la plupart ) était un rêve , mais aujourd'hui qu elle a été créé  c'est une  une solution sérieuse pour plusieurs bacheliers , familles  et même  pour l'état ,car nos étudiants à l'étranger  coûtent des millirads en devises à l'office des changes , un autre constat  intéressant,  le ministère de tutelle pourrait  surveiller la qualité des études et des examens contrairement aux facs d'Europe de l'est , sans oublier que c'est des investissements a forte valeurs ajoutées dans l'économie du savoir et bien sur une démocratisation des études de la santé, ca permet de dépasser la dictature de la moyenne et du score,  en donnant une chance a plus d'étudiants , mais la décision du ministre  Saaid Amzazi et le ministre Anas Doukkali d'interdire aux étudiants du semi public ( privé ) l'accès aux concours publics à  six mois du concours d’internat  avait un effet de surprise pour les facs privées , que je trouve juste et équitable , vis a vis des revendications dès étudiants du public car leurs craintes sont bien réelles et théoriquement fondées , à mon avis pour un dénouement de la situation sans guerre des tranchés, ni rancunes public /privé ,  les étudiants du secteur semi public  (privé ) devraient plutôt avoir leur propre concours d'internat , organisé par leurs propres facs .
Le deuxième point que je voulais traiter est celui de « la réforme des études médicales » auxquelles les carabins sont opposés, car les laissant dans le flou sans connaître ce qui les attend dans l’exercice de leur profession, les étudiants, même en cinquième année, ne comprennent toujours pas quel est la nature des diplômes qu’ils vont obtenir sous cette réforme, les choses n’étant toujours pas claires ,... la réforme doit être étudiée et pensée avant d être appliquée  pour éviter les  mêmes scénarios  rencontrés  dans d'autres pays , voire même rediscuter son utilité avec des responsables politiques , des partis et le gouvernement  .. bon courage !

vendredi 1 mars 2019

#Médecine les médecins du secteur public et du secteur privé sont débordés...


▪Selon les études de l'OMS , le Maroc a besoin de trois fois plus de médecins. Or il n’en forme que 1.900 par an contre un objectif de 3.300. Pour le ministre  Saaid Amzazi, on ne forme pas un médecin dans un amphithéâtre , lors de son intervention a l'académie royale des sciences ,  « Notre pays manque de médecins, c’est un fait avéré. Il fait partie des 57 pays du monde identifiés par l’OMS comme présentant une offre médicale insuffisante », reconnaît le ministre.

▪statistiques 
Selon les derniers chiffres du département de la Santé, le Maroc compte 8.442 généralistes (3.818 dans le public et 4.624 dans le privé) et 14.932 spécialistes (7.414 dans le public - 7.518 dans le privé).

Donc un total de 23.374 médecins, soit un ratio de 7,1 médecins pour 10.000 habitantsau Maroc, contre 12 médecins en Algérie et en Tunisie.

L’OMS recommande un minimum de 23 médecins pour 10.000 habitants. Ce qui veut dire que le Maroc a besoin au moins de trois fois plus de médecins.

▪solutions
A mon avis  même après la création des facultés de médecine de Tanger et Agadir (celle de Laâyoune est en construction et celle de Benslimane est à l’étude) les objectifs ne seront pas atteint  , on a besoin de plus de fac et de chu  (secteur public et privé ) avec une moyenne d une fac de médecine par région voire 2 facs pour la région casablanca settat qui a elle seule compte presque 10 millions d habitants  ,et surtout plus de recrutement au niveau des bacheliers , une véritable démocratisation au niveau des moyennes et des scores du bac pour arriver à saturer le secteur dans 20 ans voire plus !